Une production sous contrôle qualité





Pour obtenir un haut niveau de qualité, les professionnels de la filière ont mis en place un schéma très strict de production de plants. La totalité du matériel de sélection est issue de culture in-vitro. Puis, la première année de multiplication est réalisée à l'abri de toutes contaminations, sous tunnel insect proof et sur substrats désinfectés ou en culture hors sol.

Des contrôles, des tests et l'enregistrement des informations qu'ils génèrent sont réalisés à tous les stades de la production de plants : admission au contrôle, déclaration de la culture, contrôle et notation des parcelles, contrôle de l'état sanitaire de la récolte et enfin certification.
Ils constituent, sous la résponsabilité du Service Officiel de Contrôle et de Certification (SOC), le système de traçabilité réglementaire et obligatoire du plant français de pomme de terre.



1. Des règles de culture strictes



• Admission au contrôle : enquête technique sur les compétences et le niveau d'équipements spécifiques pour la production de plants.

• Déclaration de la culture au Service Officiel de Contrôle et de Certification (SOC).

La parcelle doit être exempte d'organismes nuisibles de quarantaine (analyse de terre avant plantation pour la détection de nématodes à kystes (Globodera rostochiensis et Globodera pallida)).



La fiche de déclaration de culture enregistre les éléments de départ de la production de plants certifiés : nom de la semence mère, identité du producteur, caractéristiques de départ de la parcelle, etc...

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• Isolement :

Matériel de sélection : 50 m au minimum de toute autre culture de pomme de terre
Matériel de base : 10 m au minimum de toute autre culture de pomme de terre
Matériel certifié : 10 m au minimum de toute autre culture de pomme de terre de consommation.

• Rotation minimale de 4 ans obligatoire.



2. Des contrôles en culture intensifs


3 Etablissements Producteurs Régionaux (EPR), disposant au total d'une équipe de 60 techniciens et de 3 laboratoires spécialisés, agréés par le Service Officiel de Contrôle et de Certification (SOC), réalisent des contrôles intensifs à tous les niveaux de la production des plants :


Vérification de
l'identité variétale
du matériel de départ

Vérification de l'absence
de nématodes dans
les sols avant plantation

Contrôle des parcelles
de multiplication
(au minimum 3 visites
pour les plants de base
et 2 visites pour
les plants certifiés
)



La fiche de notation de parcelle enregistre tous les éléments de suivi de la culture : numéro de la parcelle, dates de visites, notations de chaque critère, classement, etc...

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- Normes minimales en pourcentage de pieds atteints


Catégories de plant

Matériel de sélection

Plants de base

Plants
Certifiés


Classes françaises
 


B0


B1


B2


B3


SE


E

 


A


Classes communautaires
 

CEE1

CEE2

CEE3


Pureté variétale
(% d'impureté)
 


0 %


0 %


0 %


0 %


0,1 %


0,1 %


0,1 %


0,2 %


Virus E, Y, X, S, A
 


0 %


0 %


0,1 %


0,1 %


0,25 %


0,33 %


1 %


1 %


Rhizoctone
(Rhizoctonia solani)
 


0 %


1%


1 %


1 %


5 %


5 %


5 %


10 %


Verticilliose
(Verticillium sp)
 


0 %


0,1 %


0,1 %


0,1 %


0,5 %


0,5 %


1 %


3 %


Jambe noire *
 


0 %


0 %


0 %


0 %


0 %


0,5 %


1 %


1 %


Organismes nuisibles de quarantaine :


Viroïde PSTV, Virus TSWV, Pourriture annulaire (Clavibacter michiganensis sp. sepedonicus),

Pourriture brune
(Ralstonia solanacearum)

Stolbur, galle verruqueuse
(Synchytrium endobioticum), Maladie Vermiculaire (Ditylenchus destructor)

Aucune tolérance admise


* Pour le matériel de sélection B0 et B1, les analyses concernent Erwinia carotovora var. atroseptica et Erwinia chrysanthemi à partir de méthodes sérologiques en laboratoires.
Pour les générations suivantes, il s'agit d'un contrôle visuel en champ des symptômes de la jambe noire.



3. Des contrôles sur la descendance (préculture)



Comme les contrôles en culture et les contrôles sur lots, ces contrôles sont réalisés par les laboratoires spécialisés des trois Etablissements Producteurs Régionaux (EPR).



La fiche de préculture enregistre le numéro de parcelle, les résultats d'analyse et le classement.

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- Normes minimales en pourcentage de plantes atteintes


Catégories de plant

Matériel de sélection

Plants de base

Plants
Certifiés


Classes françaises
 


B0


B1


B2


B3


SE


E

 


A


Classes communautaires
 

CEE1

CEE2

CEE3


Virus
E, Y, X, M, S, A
 


0 %


0,5 %


0,5 %


0,5 %


1 %


2 %


4 %


5 %



4. Des contrôles sur les lots à certifier



1 lot = 1 parcelle, 1 origine, 1 classement



La fiche de laboratoire enregistre les résultats des analyses de contrôle sur lots.

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Les maladies responsables des altérations superficielles des tubercules (gale commune, rhizoctone) sont notées selon une échelle visuelle officielle.



- Teneurs maximales en pourcentage de poids de tubercule


 

Plants de base
et certifiés


Tubercules difformes ou blessés
 


3 %


Pourriture sèche et humide
 


0,2 %


Gale commune
 


5 %


Gale poudreuse
 


0,2 %


Virus induisant des nécroses superficielles tuberculaires
 


0,1 %


Rhizoctone
 


5 %


Taupins (Tubercules présentant plus de 5 piqûres)
 


5 %


Organismes nuisibles de quarantaine :

Viroïde PSTV
Virus TSWV

Nématodes à galle (Meloïdogyne chitwoodi et fallax)
Nématodes à kystes (Globodera rostochiensis et Globodera pallida)

Pourriture annulaire (Clavibacter michiganensis sp. sepedonicus),
Pourriture brune
(Ralstonia solanacearum)

Stolbur, galle verruqueuse
(Synchytrium endobioticum), Maladie Vermiculaire (Ditylenchus destructor)

Aucune tolérance




Chaque années, les laboratoires agréés par le SOC réalisent :

 


• Plus de 14 000 analyses de terre avant plantation pour vérifier l'absence de nématodes
• Plus de 800 000 tests ELISA pour contrôler l'état sanitaire des descendances (Précultures)
• Plus de 12 000 analyses de bactéries de quarantaine
• Plus de 3 000 tests de maladies de conservation.
 


Le nombre d'analyses réalisées par les laboratoires des Etablissements producteurs régionaux est en augmentation régulière ces dernières années et résulte d'une véritable volonté de la filière d'obtenir une qualité toujours plus élevée et bien supérieure aux normes réglementaires.



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