|
|
 |
|
Démarches qualité, prise en compte de risques environnementaux, exigences de sécurité sanitaire, autant de causes qui font que les industriels prennent davantage de garanties pour leurs approvisionnements en pommes de terre.
|
|
Sommaire
|
|
|
 |
|
Didier Duparcq
Responsable approvisionnement pomme de terre et environnement à la féculerie Roquette Frères
|
|
Didier Duparcq collecte de très importantes quantités de pommes de terre pour la production féculière. Les approvisionnements sont réalisés exclusivement dans le cadre de contrats de production pour répondre aux critères définis par la PAC.
Désormais, 95 % des producteurs produisent à partir de plants certifiés. "Il y a 2 ans, nous avions environ 12 % des producteurs qui utilisaient des plants fermiers, aujourd'hui ils ne sont plus qu'environ 5 %". Une évolution jugée comme très favorable par Didier Duparcq. "Avec la production à partir de plants fermiers, nous craignons notamment de collecter des tubercules atteints par une maladie de quarantaine. Ces tubercules contamineraient les eaux résiduelles de la féculerie qui par ailleurs subissent des analyses régulières sur ces parasites. Elles sont valorisées par un épandage sur de nombreux hectares d'où des risques graves d' infestation des terres... Pour protéger les agriculteurs contre ces éventuelles conséquences financières, l'interprofession met en place une convention d'indemnisation protégeant les membres de la filière contre le risque économique lié à une maladie de quarantaine, mais elle ne peut pas jouer si la semence utilisée n'a pas fait l'objet de contrôles contre les maladies de quarantaine".
|
|
|
|
Mieux répondre aux exigences de fabrication
|
|
Un point fondamental pour la féculerie, c'est d'assurer un approvisionnement de qualité.
"En restreignant l'autoproduction de plants fermiers, nous avons un meilleur contrôle des variétés qui nous sont livrées. Cela est très important pour répondre à nos exigences de fabrication. La qualité globale de l'approvisionnement de la collecte est améliorée".
|
|
^ Haut de page
|
 |
|
Stéphen Dumont
Responsable productions agricoles à Lunor
|
|
Cela fait plus de dix ans que la coopérative Lunor s'est engagée dans une politique de haut niveau de qualité pour ses produits et notamment ses pommes de terre cuites sous vide, à la vapeur. Dès l'origine, la coopérative a participé à la mise en place de la norme AFNOR pour la production des pommes de terre. Aujourd'hui, 100 % de la production est concernée : 41 000 tonnes de pommes de terre transformées et 42 000 tonnes de frais.
"Nous avons la volonté de faire de la qualité à tous les niveaux. Cela s'est traduit par la mise en place d'un référentiel technique avec, au départ, une petite poignée de producteurs. Progressivement, la production dans la norme AFNOR, a touché tous les adhérents."
Avec le recul, Stéphen Dumont constate la pertinence de cette démarche. "Elle nous a apporté une valorisation sur le plan commercial. Cela a été positif pour notre image. Aujourd'hui, sur le marché de la pomme de terre, la production dans le cadre de la norme AFNOR tend à se généraliser. Il devient même difficile de vendre en dehors de ce cadre."
La coopérative demande à ses adhérents de lui livrer l'intégralité des productions emblavées. Le contrat prévoit toujours l'utilisation de plants certifiés qui sont le plus souvent
fournis par la coopérative. "Pour nous, c'est une garantie sur le plan sanitaire et c'est aussi une sécurité de pureté variétale".
|
|
^ Haut de page
|
 |
|
Benoît Decoene
Responsable commercial Terre de France
|
|
Benoît Decoene est responsable commercial d'un important conditionneur, il constate d'importantes évolutions dans la demande de ses clients. "La plupart des clients nous demandent davantage de garanties sur les conditions de production. Cela nous impose de répercuter cette demande dans le cahier des charges de nos producteurs".
Une évolution constatée par tous ses confrères et qui touche déjà de nombreux produits agricoles. Dans le monde des fruits et légumes, les choses semblent aller très vite et assez loin "certains clients parlent même d'imposer des clauses concernant les conditions de travail chez les opérateurs, pour éviter le travail clandestin notamment".
La contractualisation se généralise et s'intensifie, elle touche aujourd'hui la qualité et la sécurité alimentaire, demain peut-être, l'éthique. "En pomme de terre, la culture raisonnée devient la norme". Désormais, une partie importante de la collecte se fait dans le cadre de contrats.
La traçabilité du produit doit donc être totale. "Toutes les pratiques culturales de nos producteurs sont enregistrées soit sur papier soit sur support informatique".
L'utilisation de plants certifiés fait partie du contrat. Terre de France vend les plants à ses producteurs : "cela nous permet d'avoir une meilleure évaluation des volumes et des qualités que nous allons collecter. Pour nous, c'est aussi un premier pas dans une démarche qualité. Quand on met en terre de la qualité, on a davantage de chances de disposer d'un produit de qualité à la récolte".
|
|
|
|
|
|