Le plant français de pomme de terre FNPPPT Gnis

Nématodes à galle

Meloïdogyne sp.
(Root-Knot Nematodes)

Agent responsable et transmission

Plusieurs espèces de nématodes à galle du genre Meloïdogyne peuvent provoquer des dégâts sur pomme de terre (baisse de rendement, déformations externes, nécroses internes).
Certaines espèces de Meloidogyne sont très courantes en pays chauds, depuis le pourtour méditerranéen jusqu'aux tropiques : M. arenaria, M. javanica, M. incognita.

D'autres sont plus adaptées aux conditions méditerranéennes et tempérées : M. hapla, M. chitwoodi et M. fallax.

Ces nématodes sont transmis par les tubercules de pomme de terre, avec ou sans symptômes, et par toute plante enracinée (tomate, laitue, etc). Ils sont extrêmement polyphages et se développent sur de nombreuses cultures (betterave, carotte, céréales, ray-grass, colza...) et mauvaises herbes (morelle...). En outre, M. chitwoodi et M. fallax se développent sur les graminées. Ils sont donc très difficiles à éradiquer.

Description des symptômes en végétation

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

• Sur plantes : nanisme.

• Sur racines : galles.

• Sur tubercules : galles ou boursouflures lisses sur les tubercules, ressemblant parfois à des pustules de gale commune.


À l'intérieur des tubercules, on peut observer sous l'épiderme des petites masses blanchâtres gélatineuses et translucides qui sont les femelles de nématodes et leurs masses d'œufs adhérentes.



Les symptômes peuvent évoluer ultérieurement en taches rougeâtres internes.

L'identification de l'espèce ne peut se faire qu'en laboratoire.

 

Lutte

M. chitwoodi et M. fallax sont classés parasites de quarantaine et font l'objet de mesures de lutte obligatoire.

La lutte contre l'ensemble des nématodes à galle est difficile en raison de la gamme d'hôtes très étendue. Elle associe :

  • Le choix de plants sains et le contrôle des introductions en provenance des zones touchées,
  • Des plantations précoces car la maladie se développe surtout en conditions chaudes (arrière-saison),
  • Des traitements nématicides en cas de fortes infestations,
  • Un vide sanitaire sans culture d'un ou deux ans ou une culture de céréale en présence de M. arenaria, M. javanica et M. incognita,
  • Aucune variété de pomme de terre n'est résistante. Mais d'autres plantes sont résistantes à M. arenaria, M. javanica et M. incognita (tomate possédant le gène M) et peuvent être utilisées avec succès dans la rotation.

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